Logique du programme

Activité physique et santé

Quelque 93 p. cent des enfants et des jeunes ne satisfont pas aux lignes directrices canadiennes en matière d’activité physique. Cette chute du taux d’activité physique est liée à l’obésité, à une mauvaise santé et aux maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète, cancer). Consulter : Recommandations mondiales sur l’activité physique pour la santé

De plus, la mauvaise qualité de l’air dans les endroits où les enfants passent beaucoup de temps est liée aux maladies pulmonaires et à l’asthme. Partout dans le monde, les décès liés à l’obésité sont plus nombreux que ceux liés à l’insuffisance pondérale. Consulter : Qualité de l’air et effets sur la santé.

Utiliser le transport actif pour l’aller‑retour entre la maison et l’école est l’un des moyens les plus simples d’inciter les élèves à faire de l’exercice tous les jours et à changer leur comportement. Consulter : Bulletin 2011 de Jeunes en forme Canada.

Saviez‑vous que la bicyclette est plus rapide que l’automobile pour les distances de 5 km ou moins ? Consulter : Pollution de l’air et transport actif.

Pour de plus amples renseignements sur la santé des enfants au Canada, consulter les rapports connexes suivants :

Sécurité

  • Sécurité routière : les enfants et les adultes qui passent leur journée à l’école arrivent et partent presque tous en l’espace de dix minutes, aux deux mêmes périodes de la journée. Selon le Bulletin 2011 de Jeunes en forme Canada, 42 p. 100 des enfants vont à l’école en voiture. Le chaos qu’entraîne ce phénomène prolonge le temps de déplacement des conducteurs et crée des situations dangereuses pour les enfants qui se déplacent de façon active. En fait, 50 p. 100 des collisions entre automobiles et enfants impliquent un parent conducteur. Consulter : Then and Now: Barriers and Solutions (en anglais et en espagnol).
  • Le programme Écoliers actifs et en sécurité a pour objectif de réduire cette congestion routière aux abords des écoles grâce à des stratégies comme la Planification du transport scolaire, de former les écoliers à la sécurité routière et d’inciter leurs parents à faire pression pour que l’on aménage de meilleurs trajets piétonniers pour les écoliers.
  • Sécurité personnelle : d’après les constat du rapport Then and Now, si les enlèvements d’enfants ont diminué au cours des 30 dernières années, les parents craignent toujours que leur enfant devienne la cible d’un crime violent ou d’une intimidation à l’école, d’où leur refus de le laisser se déplacer de façon active et leur tendance à restreindre son autonomie.
  • Le programme Écoliers actifs et en sécurité permet aux parents de s’assurer non seulement que leurs enfants ne se déplaceront jamais seuls, mais qu’il y aura également un nombre accru de piétons dans les rues, et de ce fait une meilleure surveillance et un effet dissuasif à l’endroit du crime.

Commodité et temps

  • Beaucoup d’enfants arrivent à l’école tout agités, ayant à peine eu le temps de prendre un petit‑déjeuner ou de s’habiller avant de se retrouver dans la voiture familiale. Les parents se justifient en disant qu’ils n’ont pas le temps d’accompagner leurs enfants à pied, ou qu’il est simplement plus commode de les déposer ou de les ramasser à l’école en voiture, en allant ou en revenant du travail.
  • En réalité, la bicyclette est plus rapide que l’automobile pour les distances inférieures ou égales à 5 km, et une personne marchant à vitesse moyenne n’a besoin que de 15 minutes pour faire un kilomètre à pied. Gérer l’emploi du temps pour accommoder les déplacements à pied ou à bicyclette devient vite une habitude, grâce à laquelle les enfants arrivent à l’école à l’heure, éveillés et prêts à s’attaquer à leurs leçons. Consulter : Pollution de l’air et transport actif.

Environnement

  • La congestion routière et les moteurs tournant au ralenti près des écoles ne font qu’aggraver la pollution de l’air dans les espaces fréquentés par les enfants. Ces derniers sont plus vulnérables à la pollution de l’air, car ils respirent trois fois plus d’air par kilogramme de poids corporel que les adultes. L’incidence de l’asthme, désormais l’une des maladies respiratoires infantiles les plus répandues, a doublé au cours des 15 dernières années. Selon l’Association médicale de l’Ontario, une mauvaise qualité de l’air coûte à l’économie ontarienne plus de neuf milliards de dollars par an en soins de santé, en heures de travail perdues et en absentéisme scolaire.
  • Le programme Écoliers actifs et en sécurité a pour but de réduire l’utilisation de l’automobile pour pouvoir réduire les émissions toxiques et de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. En éliminant seulement quatre courts trajets automobiles par semaine, il est possible d’éliminer jusqu’à 100 kg d’émissions nocives de dioxyde de carbone par an. Les familles qui participent aux initiatives de transport scolaire actif comme le Pédibus peuvent empêcher l’émission de près de 1 000 kg de dioxyde de carbone par an, tout en réalisant des économies en carburant. En désignant, près des écoles, des zones interdites aux moteurs qui tournent au ralenti, il est également possible d’améliorer la qualité de l’air local.